N’ayant pas trop eu le temps de lire ces temps ci, je me suis penchée vers une oeuvre totalement différente. Et qui au final ne m’a pas déplu bien au contraire ! Un livre qui m’a totalement prise et transporté dans un univers qui m’a laissé rêveuse ! C’était le moment pour moi de me cacher dans ma petite bulle si précieuse et de laisser mon esprit se confondre avec l’histoire.

Elle est née dans la fabuleuse dynastie Tang du VIIe siècle. Elle a grandi au bord du fleuve Long, où elle apprenait à dompter les chevaux. Elle est entrée au gynécée impérial où vivaient dix mille concubines. Elle a connu les meurtres, les complots, les trahisons. Elle est devenue impératrice de Chine. Elle a connu la guerre, la famine, l’épidémie. Elle a porté la civilisation chinoise à son apogée. Elle a vécu entourée de poétesses, de calligraphes, de philosophes. Elle a régné sur le plus vaste empire sous le ciel, dans le plus beau palais du monde. Elle est devenue l’Empereur-Sacré-Qui-Fait-Tourner-La-Roue-d’Or. Son nom a été outragé, son histoire déformée, sa mémoire effacée. Les hommes se sont vengés d’une femme qui avait osé devenir empereur. Pour la première fois depuis treize siècles, elle ouvre les portes de sa Cité interdite.
Mon avis : Shan Sa retrace la vie de Wu Ze Tian, la seule femme devenue imperatrice dans la Chine du VIIeme siecle. Un destin exceptionnel, hors du commun, l’a mené jusqu’au pouvoir supreme dans une société et une époque ou les femmes étaiet vouées à enfanter et procurer du plaisir, qu’il soit sensuel ou artistique.
Lumiere (Wu Ze Tian) sera admise au gynécée de l’Empereur, ou vivent 10 000 femmes, ou seulement quelques unes auront l’honneur d’être distinguer pour honorer la couche impériale. L’ambiance y est suave, indolente, délétère, intrigante, saturée de rivalités pour ces femmes qui se languissent dans une seule attente : être distinguée et surtout enfanter un fils.
Lumiere ne sera jamais appelée dans la chambre impériale, mais deviendra l’amie puis, plus tard, la Concubine du Fils Suprême. La dévotion, la soumission que lui montrera le jeune Empereur la mènera jusqu’au trône impérial.
Au cours d’un regne sans partage de 50 ans, elle fondera la dynastie des Zhou, régira le pays d’une main de fer. Son intelligence, son charisme feront d’elle une femme élevée au rang de divinité par la cour et son peuple. Son ascension la mènera au dessus des simples mortels, mais lui coutera son humanité, ses amis, sa famille, qu’elle n’hésitera plus à éliminer au nom d’une raison d’état qui primera toujours sur les sentiments.
C’est une immersion totale dans les coutumes, les usages, les comportements chinois de l’époque. Shan Sa plonge dans les fastes protocolaires, les processions somptueuses, les codes séculaires qui régissent la vie à la Cité Impériale comme la vie des campagnes.
Images de prospérité, de codes fastueux et grandioses, le voyage est certes agréable. La réflexion sur le pouvoir est omniprésente, le reniement des sentiments personnels au nom du devoir et de l’interet de la nation est habilement amené.
En revanche, la narration, d’un bout a l’autre menée à la première personne du singulier, rend le tout mollement monotone, monocorde, et de ce fait trop subjectif pour être qualifié de très bon roman.

