Avant premiere : Toy Story 3

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Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai recu un mail de Virginie (Au pays des merveilles, allez y faire un tour il est vraiment bien) me disant que j’avais gagné 2 places pour l’avant première de Toy Story 3 !!! Avec chéri on a été super content ! C’est THE dessin animé que l’on voulait voir ! 15 ans qu’on attendait de savoir la suite des aventures de ces fameux Toys :P

Synopsis : Agé de 17 ans, Andy s’apprête à partir pour l’université. Délaissés par leur propriétaire et en quête d’affection, ses jouets sont heureux de pouvoir reprendre du service dans une garderie. Mais ils se rendent très vite compte qu’en plus d’être maltraités par des gamins en bas âge, le lieu est une véritable prison dont ils ne peuvent s’échapper…

C’est apres 15 ans d’attente, que j’ai retrouvé avec un grand grand plaisir, les célèbres jouets de Toy Story. Vous ne rêvez pas, ca fait bel et bien 15 ans et le dessin animé n’a pas pris une seule ride ! Il est toujours aussi attractif !

Je ne peux pas dire exactement ce qu’il s’y passe dedans, mais je peux vous dire que la bande annonce n’est pas vraiment le reflet du dessin !! Vous allez etre surpris ! Autant par sa drolerie que par les émotions ! Ba oui, c’est du Pixar. Ils nous en font voir autant sur le plan visuel que sur le plan émotionnel ;) Avec Toy Story 3, Pixar parle directement à l’enfant qui sommeille en chacun de nous. C’est con, mais d’une simplicité accrue !! Ils savent vers qui tourner leurs animations ;) Et puis qui n’a pas revé de voir ses propres jouets prendre vie ?? Pour ma part, je l’espère toujours ^^

Contrairement à d’autres animes ou films, je ne fais pas de critique complète dessus, car je pense qu’il n’en a pas besoin ! Pour moi c’est tout simplement le carton cinématographique de l’année !  On en a rêvé, Pixar l’a fait : mettre un magnifique point final à une trilogie (quasi) parfaite, qui contrairement aux studios d’animation d’à côté n’est pas décidée à jouer la facilité pour arriver à ses fins.

Ah oui petit extra lors de cette avant première, chaque invité a recu un cadeau de la part de Disney et Pixar :

Owly Images

Et tadaaaam :

Owly Images

Vu qu’avec chéri on en a eu deux, je vais pouvoir en envoyer un a ma nièce et garder le second précieusement sur mon étagère ^^

PS : A toutes les blogueuses que j’ai raté lors de cette avant première : je vais organiser une petite soirée dans une restaurant ou bar de paris ! Comme ça on pourra enfin se voir et ne plus se croiser ! (Bon j’avoue la j’ai fait ma timide :$)

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[Film] Mary and Max

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Après le savoureux Coraline, une autre douceur teintée d’étrangeté pointe le bout de son nez avec Mary et Max. Réalisé en stop-motion à la manière des personnages de Wallace et Gromit, ce film d’animation fait la part belle à un duo atypique sorti tout droit de l’imagination foisonnante d’Adam Elliot. Véritable amoureux d’animation en pâte à modeler, le réalisateur australien impose un univers ténébreux et désenchanté, peuplé d’êtres étranges et singuliers. Son premier long-métrage est une grande réussite qui propose plusieurs degrés de lecture pouvant s’adresser ainsi au plus large public. La beauté de la production design couplée à un sens aigu et poétique de la mise en scène font de Mary et Max un film d’animation parmi les plus réussis qu’on ait vu dernièrement sur grand écran.

Synopsys : Mary Daisy Dinkle est une petite australienne de huit ans qui vit dans la banlieue de Melbourne. Afin de fuir son quotidien morne et désenchanté, elle va se mettre à entretenir une correspondance avec un New-yorkais, Max Jerry Horovitz, un juif de 44 ans, obèse et atteint du syndrome d’Asperger. Ces deux solitaires vont s’écrire et confier ainsi leurs angoisses, leurs joies et leurs peines. De leurs échanges va naître une amitié qui deviendra un exutoire et un refuge.

C’est avec une infinie poésie qu’Adam Elliot nous raconte le destin de deux êtres qu’en apparence tout oppose. Il joue principalement sur la manière singulière qu’ils ont de percevoir et d’interpréter le monde qui les entoure. Sorte de prisme déformant de la réalité, ils nous offrent un point de vue qui se pare d’une inquiétante étrangeté. On assiste à un croisement singulier des univers de Nick Park, Tim Burton et Henry Selick avec un soupçon de Jean-Pierre Jeunet. Un cocktail savoureux, entre grotesque et lyrisme, qui se déguste sans la moindre réticence. Le character design est vraiment très bien pensé et colle parfaitement avec l’univers visuel scindé entre un New York chaotique et un Melbourne désenchanté. Outre Mary et Max, la galerie des personnages secondaires est truculente comme Alfonso Ravioli, l’ami invisible de Max ou encore Ralph Keith Dinkle le grand père de Mary. Dans la langue de Shakespeare, on retrouve le délicieux Philip Seymour Hoffman qui prête sa voix à Max, tandis que l’actrice Toni Collette campe le personnage de Mary. Leur interprétation est à la fois touchante et terriblement envoûtante, permettant encore plus d’humaniser les petits bonshommes de pâte à modeler.

La grande force du film vient aussi du parcours initiatique que va suivre chacun des deux protagonistes principaux. Le film se permet de dépasser la dimension épistolaire imposée par l’échange de lettres pour prendre beaucoup de recul et insuffler une dimension quasi onirique sur leur destin réciproque. On découvre un Max qui va être confronté à la vieillesse, tandis que Mary passera de l’enfance à l’adolescence, puis à l’âge adulte. Adam Elliot distille un humour noir et cynique d’où émerge une douce mélancolie qui aborde des sujets profonds et universels comme l’amitié et la sexualité, mais aussi l’alcoolisme, l’autisme et l’agoraphobie. Sans jamais être naïf ni mièvre, Mary et Max nous offre de très beaux moments de cinéma, entre rires et larmes, comme on aimerait en avoir plus souvent.

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[Film] Dogma

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Alors je ne sais pas si vous connaissez ce film mais pour moi c’est un film culte de ma jeunesse ! Je me le suis regardée, pour la enième fois, avec ma coloc qui ne l’avait jamais vu samedi soir ! Je ne sais pas comment je fais, mais j’arrive toujours à me fendre la poire devant ce film !!

Synopsys : Bartleby et Loki, deux anges renégats, chassés du Paradis après une altercation avec Dieu, pensent pouvoir regagner leurs pénates en franchissant les portes d’une église du New Jersey fraîchement consacrée. Le problème c’est que leur retour aux cieux n’entraînerait pas moins que l’Apocalypse. Metatron, la Voix de Dieu, apparaît alors un jour à Bethany, jeune femme divorcée et stérile, employée au planning familial, et la charge de contrecarrer les desseins des deux anges, avec le concours de deux singuliers prophètes et d’un prétendu treizième apôtre. Mais c’est compter sans Azrael, l’ange de la mort, et ses trois sbires montés sur rollers

A la fin du générique de Clerks, on pouvait lire « Jay et Silent Bob seront de retour dans Dogma. Si l’Evangile selon Kevin Smith a bel et bien été écrit à l’époque pour succéder à son premier long métrage, il aura fallu cinq ans et trois films intermédiaires pour que le réalisateur s’attaque à son projet le plus énorme, à tous les niveaux. Bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, Dogma demeure sans doute l’œuvre la plus aboutie de son auteur à ce jour. Tout en gardant l’esprit comique de ses deux premiers essais, légèrement délaissé pour Méprise multiple, le quatrième opus de la « saga New Jersey » poursuit cependant l’ambition plus sérieuse entamée par son précédent film. C’est donc dans une tonalité clairement comic book (assimilant ainsi esthétiquement et thématiquement un genre auquel il ne pouvait jusqu’alors que référencer) que le scénariste-réalisateur inscrit sa croisade, qui n’a pour tout autre but que d’exposer ses vues sur la religion et notamment le catholicisme.

Si le récit est parcouru de gags débiles (la présence du Golgothain, démon excrémenteux, est assez représentative) et que les dialogues sont un tant soit peu didactiques, Smith fait preuve d’une certaine maturité quant au sujet, qu’il aborde en toute modestie. Loin du jusqu’au-boutisme irréfléchi de La Passion du Christ, le cinéaste évoque ici les problèmes posés par le système même établi par le concept de religion, ainsi que les implications négatives de la notion de croyance, de foi. Sans jamais surligner sa pensée, évitant ainsi le piège de la morale naïve ou lourdingue, le metteur en scène signe également un film visuellement moins plat que ses prédécesseurs, exploitant au mieux l’expérience acquise sur ses derniers.

Kevin Smith ne sera très probablement jamais un cinéaste visuel très talentueux mais prouve encore une fois qu’il peut faire autre chose que du cinéma bavard par et pour les geeks.

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